Actualité
Publié le 12/07/2009 à 22:31 par taiarapu
DROIT DE REPONSE
DE MONSIEUR CLARENNTZ VERNAUDON
AUX PROPOS TENUS PAR MONSIEUR TAUHITI NENA
LORS D’UNE CONFERENCE DE PRESSE LE 7 JUILLET 2009
Au titre d’un droit de réponse, je souhaiterais réagir aux allégations prononcées par monsieur Tauhiti NENA, lors d’une conférence de presse organisée le 7 juillet 2009 au ministère de la jeunesse et des sports pour l’exposé de son bilan ministériel, suite à certains propos tenus à mon encontre.
Ce que je peux affirmer en liminaire, c’est qu’en 4 mois de ministère, c’est un bilan bien pauvre et rétrograde qui nous a été présenté, celui-ci n’ayant que repris sans aucune évolution, quelques dossiers que j’avais initié.
Publié le 12/07/2009 à 22:31 par taiarapu
Bien qu’il soit à la fois ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative, président du comité olympique de Polynésie française, et vice-président délégué de la fédération polynésienne de boxe, monsieur Tauhiti NENA n’a pris aucune décision stratégique qui puisse répondre aux attentes du mouvement associatif et apporter un développement durable dans les domaines de la jeunesse et de l’éducation populaire, et des sports.
Comme à son habitude, dès son arrivée au gouvernement, il s’est empressé de vérifier combien de subventions il pouvait octroyer à ses amis et notamment à la fédération polynésienne de boxe, combien de budget en matière d’investissement il disposait pour faire de la politique, et combien de poste il disposait dans ses services pour placer sa famille.
Publié le 12/07/2009 à 22:30 par taiarapu
En effet, monsieur Tauhiti NENA affirmait en premier lieu, qu’à son arrivée le 17 février dernier, la moitié des fédérations était en situation irrégulière et organisait des championnats en toute illégalité.
Je tiens, au contraire, à préciser qu’à son arrivée, 28 fédérations sportives sur 34 étaient délégataires de service public, soit 11 fédérations de plus que la moitié. Les 6 fédérations n’ayant pas reçu leur délégation étaient parfaitement informées des mesures à prendre pour régulariser leur situation. Il leur appartenait donc de prendre les décisions qui s’imposent et réunir leur assemblée générale pour ratifier les modifications statutaires et réglementaires, le ministère de la jeunesse et des sports ne pouvant s’immiscer dans leur fonctionnement.
Publié le 12/07/2009 à 22:29 par taiarapu
Il est, par contre, important de rappeler que la délégation de service public des fédérations sportives est arrivée à terme le 31 décembre 2007. Aussi, il aurait fallu la renouveler à compter du 1er janvier 2008 ou la proroger pour les fédérations sportives n’ayant pas procéder aux modifications sollicitées par le service de la jeunesse et des sports.
Or, de janvier à avril 2008, c’est bien monsieur Tauhiti NENA qui occupait le poste de ministre de la jeunesse et des sports. Et celui-ci n’avait pris à cette époque, aucune mesure pour régulariser la situation des fédérations sportives.
Publié le 12/07/2009 à 22:28 par taiarapu
J’ai pour ma part, soumis au conseil des ministres des 11 juin et 6 août 2008, l’adoption de deux arrêtés aux fins de proroger cette délégation jusqu’au 15 septembre 2008, soit un délai supplémentaire de 8 mois et ½ accordé aux fédérations sportives. Or, je rappelle qu’un délai de 2 mois est matériellement suffisant pour procéder aux modifications sollicitées.
S’agissant de l’état du stade Pater, je souhaite rappeler que l’organisation des X Games résulte de la demande de plusieurs associations pratiquant des sports extrêmes : motocross, bmx, skate, etc... et je ne pouvais pas en tant que ministre de la jeunesse et des sports, éviter de prendre en considération ces demandes.
Publié le 12/07/2009 à 22:25 par taiarapu
Cette organisation a été très bien accueillie par les jeunes et notamment par des jeunes en difficultés et/ou issus de quartiers sociaux, puisqu’ils ont eu la possibilité d’assister gratuitement ou à un moindre prix, à un spectacle grandiose mettant en exergue le talent des champions du monde dans leur catégorie respective.
Cette manifestation avait été bien accueillie par la majorité des élus dont une grande partie était présente à la soirée, bien que la subvention qui avait été allouée par le conseil des ministres à l’association organisatrice de cette manifestation soit actuellement bloquée, je ne saurais dire sous l’impulsion de qui, empêchant ainsi le règlement des différents fournisseurs ayant contribué à l’organisation de l’événement.
Publié le 12/07/2009 à 22:24 par taiarapu
Il est vrai que les coureurs ont abîmé la piste d’athlétisme, et ceci est bien regrettable. Cependant, des crédits avaient été prévus pour la rénovation du stade. Et si monsieur Tauhiti NENA avait rénové la piste du stade de la Punaruu au lieu de s’empresser de rénover la salle de boxe de la fautaua lorsqu’il avait été ministre de la jeunesse et des sports en 2007/2008, les athlètes auraient pu utiliser ces installations aujourd’hui en remplacement de celles de pater.
Monsieur Tauhiti NENA a évoqué ensuite, un retard dans le traitement des subventions. En réponse, je souhaite préciser que le versement d’une subvention aux associations et fédérations ne dépend pas uniquement de la volonté du ministère de la jeunesse et des sports. Cela dépend également des services financiers du Pays qui veillent à l’application des dispositions réglementaires. Il convient de trouver avec ces services, la procédure permettant de faciliter le financement du mouvement associatif.
Publié le 12/07/2009 à 22:23 par taiarapu
C’est la raison pour laquelle j’avais proposé au conseil des ministres en février 2009 d’inscrire les fédérations délégataires de service public et les grandes associations de jeunesse sur la liste des organismes parapublics, afin que ceux-ci puissent percevoir 9/12 de leur subvention en début d’année, et le solde en fin d’année après présentation de certaines pièces.
Malheureusement, suite au changement de gouvernement de février 2009, la réunion prévue à ce sujet avec les services financiers du Pays, à laquelle a participé monsieur Tauhiti NENA, a été un échec total puisque la solution proposée n’a pas été retenue, ce qui a pour conséquence que les fédérations sportives délégataires de service public et les grandes associations de jeunesse sont toujours soumises à la lenteur des procédures de versement des subventions. A ce jour, aucune solution n’est proposée par monsieur Tauhiti NENA pour résoudre la situation financière préoccupante et/ou catastrophique des fédérations sportives et des grandes associations de jeunesse.
Publié le 12/07/2009 à 22:22 par taiarapu
Ensuite, monsieur Tauhiti NENA s’enorgueille d’avoir procédé à la signature de 6 conventions entre le CHPF, des prestataires et des médecins spécialisés afin que le suivi médical des sportifs de haut niveau puisse se pérenniser. Je souhaiterais rappeler tout de même que lorsque j’étais arrivé au ministère de la jeunesse et des sports en avril 2008, j’ai été confronté au problème selon lequel les premiers examens médicaux avaient été autorisés par monsieur Tauhiti NENA sans que les procédures administratives de prise en charge des frais correspondants n’aient été mises en place. Le CHPF était alors sur le point de demander aux athlètes de haut niveau de régler leurs examens, l’institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française n’étant pas autorisé par ses textes à régler la facture. J’ai dû alors solliciter auprès du CHPF des délais de paiement supplémentaires et organiser des réunions de travail avec les techniciens concernés afin de pouvoir soulager les athlètes de haut niveau des charges dues à leurs examens.
Je suis, par contre, étonné que monsieur Tauhiti NENA accepte de réunir la commission des centres de vacances et de loisirs (CCVL) puisque celui-ci a toujours refusé de le faire. C’est sous mon impulsion que le 8 octobre 2008, cette commission avait été réunie après 6 ans d’attente, à la plus grande joie des associations, mais surtout ceci a permis de faire un bilan des centres de vacances et de loisirs, et de faire évoluer la réglementation en la matière dans un souci de veiller à la sécurité, au bien-être et à l’épanouissement de la jeunesse polynésienne, et notamment des mineurs, inscrite en CVL.
Publié le 12/07/2009 à 22:20 par taiarapu
Enfin, s’agissant de la reconnaissance de Tahiti comme membre observateur de l’ONOC, je souhaite rappeler que ce statut avait déjà été acquis lors de la présidence au COPF de monsieur Louis PROVOST. Il n’y a ainsi aucune avancée majeure.
Les autres dossiers, tels que la rénovation des sièges des associations de jeunesse, et des installations sportives gérées par l’IJSPF, l’évaluation de la convention ETAT-Polynésie française en matière de jeunesse et de sport, les grandes manifestations sportives et de jeunesse, les nouveaux textes réglementaires, ne sont que des dossiers dont le traitement est récurrent chaque année.